La guerre du mur. Suite de l’hommage à Carlo Giuliani

Lors du G8 le 20 juillet 2001, #CarloGiuliani jeune militant de 23 ans est abattu froidement d’une balle dans la tête.
➡️Continuons le combat contre le racisme étatique et les crimes policiers.
Soutien aux familles des victimes des violences policières .
PS: Lors de ce graff de soutien , les forces de l’ordre n’ont pas apprécié que la vérité soit dévoilée au grand jour et nous avons subis un contrôle d’une ampleur disproportionné….
Mais ils s’en souviendront 

Face à l’avancée de la gentrification de notre quartier initiée sous l’air Collomb, on constate que les bobos écolo continuent son projet.

Le problème du graff ACAB en hommage à Carlo Giuliani n’est que la partie visible d’une volonté de gentrifier et de récupérer le quartier populaire de la Guillotière tant convoité par les promoteurs. 
Et pour que les promoteurs investissent il faut un quartier propre, sans sdf, sans petit marché illégale, sans graffiti politiques. 

Pour l’histoire : ce mur est géré par une association en accord avec la mairie. Cette association, quand elle le souhaite, fait venir des artistes pour faire une fresque. Mais attention ! Suite à une prise de contact,  l’association nous fait savoir qu’elle ne veut rien de politique sur ce mur. Elle a même refusé de laisser des enfants de l’ITEP du quartier à venir faire une médiation graffiti sur ce mur. 

L’origine du graffiti qui, de fait de son illégalité, est politique par nature. Ce mode d’expression est maintenant utilisé par les petits bobos pour gentrifier le quartier. Ils veulent se sentir un peu à Valparaiso ou à Cartagène tout en sirotant des bières bio à 7 euros, mais sans l’histoire qui va autour.  

Comme diraient nos camarades de Sidi Wacho :Ils veulent des quartiers populaires sans le bruit et l’odeurs. Des terrasses à ” la Guillotière ” sans trafic et sans squatteurs…. Ils nous emmerdent. 

Le graffiti était le seul moyen d’évasion de la jeunesse défavorisée de New York. Ils avaient enfin quelque chose à faire de leurs nuits et journées, se rassemblaient entre amis et représentaient leurs quartiers, leur mode de vie.

C’est un cri authentique des classes populaires avec une volonté de se reapproprier les murs de la ville, de la société à laquelle ils sont étranger, car exclus, à cause de leur condition sociale. Maintes fois depuis les années 70 des promoteurs, des galeristes et la fine fleur de la mode ont essayé de gentrifier cette culture, parfois avec succès. Les jeunes bourgeois devenant aussitôt fanatiques de cette contre culture, dans la lignée de la classe dominante qui s’approprie toujours les petites choses du quotidien prolétaire, des fripes aux coiffures en passant par le graffiti.

Contrôle de la police municipale et de l’ équipe de la GOM ( Groupe Opérationnel Mobile )

La petite guerre lancée par la mairie et sa police municipale surarmée sous l’air Collomb est encouragé sous l’air Greg Doucet et Mohamed Chichi. La suite de cette guerre clairement annoncé lors d’une concertation avec les commerçant-es et habitant-es de la Guillotière. Leur solution pour gentrifier au plus vite le quartier : répression, répression et répression.

Mais là, ils sont allés trop loin, ils portent plainte contre des militants de La GALE qui ont répondu à l’hommage européen pour les 20 ans de Carlo Giuliani. Notre fresque représentait le visage de Carlo avec les mots Carlo vive et un gros ACAB, slogan devenu populaire partout en Europe dans les manifestations après l’assassinat de Carlo pendant le G8 de Gênes en 2001.

Mais apparemment ce graff à choqué des policiers municipaux. Sauf que quand on dénonce des oppressions, c’est pour dénoncer un système et non un individu. On ne voit pas bien comment ils pourront nous poursuivre pour un outrage, encore moins pour un appel à la violence. 

Notons par ailleurs l’absurdité de la mairie qui s’empresse depuis maintenant 3 jours à envoyé des agents municipaux nettoyer le mur dès l’aube afin de cacher ces 4 lettres : ACAB.  
Petite guerre de cour de récréation auxquels se livrent police et élus. 
Enfin, pour finir, on constate que quand on subit des violences policières et qu’on porte plainte, notre plainte est souvent rejeté. Par contre quand eux se sentent insultés par un mur, ils arrivent à nous convoquer en moins de 2 jours. 


Les mots fleurissent…


Suite à des tentatives d’intimidation et de répression que notre groupe subit après le graffiti en hommage à Carlo Giuliani, nous avons reçu plusieurs photos de personnes voulant soutenir nos actions à leur façon. Merci à elles et eux. Nous les partageons avec plaisir.
Tu efface: on repasse. Tu repeins: on revient. Trois petit poing ✊✊✊

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